Deux mois calendaires avant et trois après
L’article 80 permet le dépôt pendant les deux mois précédant l’expiration. Il prévoit également une période de trois mois après l’expiration, sans exclure une éventuelle procédure de sanction pour dépôt tardif. Il s’agit de mois calendaires, qui ne se confondent pas avec 60 et 90 jours. Le dépôt dans les périodes légales prolonge l’autorisation antérieure jusqu’à la décision. Conservez le récépissé de dépôt complet. Utilisez le calendrier des périodes de dépôt en espagnol pour ce renouvellement ordinaire d’une autorisation de travail salarié. Il ne détermine pas votre admissibilité et ne calcule pas le silence administratif.
La perte d’emploi ne suffit pas à trancher la question
Le maintien dans l’emploi initial est une voie de renouvellement, mais pas la seule. L’article 80 prévoit aussi des possibilités soumises à conditions portant sur l’activité antérieure et un nouveau contrat, la cessation involontaire d’emploi avec inscription continue comme demandeur d’emploi, les prestations, les ressources familiales et certaines situations protégées. Trois mois de travail ne garantissent pas, à eux seuls, le renouvellement ; chaque possibilité comporte des conditions cumulatives et des justificatifs.
Justificatifs à organiser
Rassemblez la décision d’autorisation, le passeport actuel et, si pertinent, le précédent, la TIE, le relevé de carrière, les contrats, les bulletins de salaire et la preuve du motif de fin d’emploi. Si vous invoquez une prestation, l’inscription comme demandeur d’emploi ou les ressources d’un membre de la famille, documentez précisément cette voie. Il faut traiter la scolarisation obligatoire des enfants à charge et tout justificatif d’intégration applicable. Les antécédents judiciaires nécessitent l’examen propre au renouvellement.
Pendant l’attente et à l’arrivée d’une décision
Le délai ordinaire de décision est de trois mois, avec acceptation implicite en cas de silence administratif dans cette procédure particulière de renouvellement. Déterminez la date de réception du dossier par l’autorité compétente ainsi que toute suspension valable ou demande de pièces avant de vous prévaloir du silence.
N’appliquez pas cette règle aux prolongations de séjour étudiant ni aux autorisations initiales. Un récépissé ne prouve pas une décision favorable ; un voyage peut nécessiter une autorisation de retour.
En cas de refus, conservez la décision complète et la preuve de sa notification, et vérifiez immédiatement les délais de recours.