Qui peut en bénéficier ?
Sous réserve des conditions propres à chaque catégorie, sont notamment concernés les conjoints, les partenaires enregistrés ou les partenaires stables remplissant les conditions requises, certains enfants, les ascendants, les parents d’un mineur espagnol, un membre de la famille apportant des soins dans les conditions prévues, les enfants d’Espagnols d’origine et d’autres membres de la famille à charge. Pour les enfants, la référence est un âge inférieur à 26 ans, avec des règles supplémentaires pour les adultes à charge, le handicap et les unités familiales distinctes. La dépendance, le besoin d’assistance ou les motifs humanitaires des ascendants nécessitent une appréciation individuelle. Le seul lien de parenté ne suffit pas.
Prouver le lien familial et les conditions requises
Préparez le formulaire EX-24, la pièce d’identité du membre espagnol de la famille, le passeport du demandeur et les preuves du lien familial et de la vie commune ou du projet de rejoindre la famille. Ajoutez les justificatifs de dépendance, de soins ou de responsabilité parentale requis. Pour un partenariat stable non enregistré, la règle prévoit au moins 12 mois de vie commune comparable à la vie conjugale, sauf en présence de descendants communs si la relation se poursuit. N’appliquez pas automatiquement la formule de ressources du regroupement familial de droit commun.
Demande en Espagne et travail à titre provisoire
Selon l’article 97.1.c, lorsque les deux personnes se trouvent en Espagne, les membres de famille visés à l’article 94.1.a–h peuvent utiliser cette voie ; la catégorie i fait l’objet d’un traitement spécifique. Après l’admission de la demande à l’instruction, l’article 97.5 permet le séjour à titre provisoire et, à l’âge légal pour travailler, une activité salariée ou indépendante, sous réserve des conditions et exclusions prévues. Vérifiez la communication qui constate ce droit : le mariage ou un simple récépissé de dépôt ne suffit pas à l’établir.
Décision, taxes et changements de situation
Le délai ordinaire de décision est de deux mois, le silence administratif valant rejet. La demande d’autorisation de séjour est exonérée de sa taxe de dépôt, ce qui ne rend pas gratuite la taxe distincte de la TIE. L’autorisation est généralement accordée pour cinq ans ou pour la durée de séjour prévue si elle est plus courte. Une évolution du lien familial peut nécessiter une notification ou l’examen d’un droit au séjour indépendant. L’arrêt 868/2026 du Tribunal Supremo du 8 juillet 2026 (troisième chambre, affaire 19/2025) annule les dispositions imposant un refus automatique en raison d’antécédents judiciaires sans appréciation individuelle dans les situations relevant de l’article 20 TFUE ; il ne supprime pas toutes les exigences relatives aux antécédents judiciaires.